26 juillet 2009
Citigroup : un courtier star fait pression pour 100 millions de dollars de bonus
Un courtier vedette de Citigroup fait pression pour que la banque américaine honore son engagement de lui verser des primes allant jusqu'à 100 millions de dollars en 2009, affirme samedi le Wall Street Journal, ce qui met dans une situation délicate le groupe largement renfloué par l'Etat.
Le courtier en question, Andrew Hall, est à la tête de la division de courtage dans l'énergie Phibro, une entité lucrative aux activités relativement indépendantes du groupe, lequel ne publie pas le détail des performances de sa filiale.
Personnage atypique de Wall Street réputé pour son flair, tenant le siège de Phibro dans une ancienne ferme du Connecticut (nord-est) où il aime faire des exercices de gymnastique en fin d'après-midi avec un professeur de ballet, il réclame le maintien des primes qui lui sont dues pour 2009.
Ce collectionneur d'art âgé de 58 ans, qui possède un château presque millénaire en Allemagne, a déjà perçu plus de 100 millions de dollars l'an dernier en primes au titre des bonnes performances de Phibro en pleine crise financière, selon des sources proches du dossier citées par le quotidien.
Citigroup, ex-première banque mondiale sauvée de la faillite grâce à une intervention massive de Washington, se retrouve prise entre deux feux, entre sa volonté de récompenser ses meilleurs éléments pour les conserver et l'obligation pour les banques renflouées par l'Etat de ne pas utiliser les deniers publics en primes dispendieuses.
Citigroup a reçu quelque 45 milliards de dollars de fonds fédéraux depuis l'automne, et doit être détenue à 34% par l'Etat américain, son actionnaire de référence désormais.
Dans une situation similaire, le géant déchu de l'assurance AIG, qui a reçu 170 milliards de dollars de Washington et a été placé sous tutelle fédérale, avait choqué l'opinion ces derniers mois, en dévoilant le versement de 165 millions de dollars en primes à ses cadres.
Le cas de Citigroup va mettre à l'épreuve Kenneth Feinberg, chargé depuis juin par l'Administration Obama de superviser les plans de rémunération des sept entreprises les plus renflouées par l'Etat, et qui a le pouvoir d'autoriser le versement de primes.
Ces établissements ont jusqu'à la mi-août pour soumettre à M. Feinberg leurs projets de primes, rappelle le Wall Street Journal.
Ce collectionneur d'art âgé de 58 ans, qui possède un château presque millénaire en Allemagne, a déjà perçu plus de 100 millions de dollars l'an dernier en primes au titre des bonnes performances de Phibro en pleine crise financière, selon des sources proches du dossier citées par le quotidien.
Citigroup, ex-première banque mondiale sauvée de la faillite grâce à une intervention massive de Washington, se retrouve prise entre deux feux, entre sa volonté de récompenser ses meilleurs éléments pour les conserver et l'obligation pour les banques renflouées par l'Etat de ne pas utiliser les deniers publics en primes dispendieuses.
Citigroup a reçu quelque 45 milliards de dollars de fonds fédéraux depuis l'automne, et doit être détenue à 34% par l'Etat américain, son actionnaire de référence désormais.
Dans une situation similaire, le géant déchu de l'assurance AIG, qui a reçu 170 milliards de dollars de Washington et a été placé sous tutelle fédérale, avait choqué l'opinion ces derniers mois, en dévoilant le versement de 165 millions de dollars en primes à ses cadres.
Le cas de Citigroup va mettre à l'épreuve Kenneth Feinberg, chargé depuis juin par l'Administration Obama de superviser les plans de rémunération des sept entreprises les plus renflouées par l'Etat, et qui a le pouvoir d'autoriser le versement de primes.
Ces établissements ont jusqu'à la mi-août pour soumettre à M. Feinberg leurs projets de primes, rappelle le Wall Street Journal.
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